Le Dow Jones

Les années d’élection sont porteuses pour les actions

 

 

2004 et 2008 n'avaient pas dérogé à la règle, et pour l'heure, il y a de fortes chances que 2012 ne fasse pas mentir l'adage: la bourse américaine baisse rarement une année d'élection.

 

Même en 1987, le Dow Jones avait progressé
C’est même presqu’une constante dans l'évolution de la bourse américaine au cours de ce que l'on peut appeler « le cycle présidentiel».

 

Les performances des actions sont ainsi bien meilleures durant une année d’élection que durant celles qui la suivent.
Du point de vue cyclique, basée sur les données du Dow Jones depuis 1900, les années électorales passées montrent que les actions accélèrent leur hausse à partir d'août. Cette euphorie pré et postélectorale a conduit à un rendement moyen de 8,26%.
Même en 1987, quand le marché avait connu un krach impressionnant, le Dow Jones avait monté de 2,3% sur l'année. Il est bon de savoir aussi que des écarts très importants sont observés entre le plus bas deux ans avant une élection et le plus haut un an avant. En moyenne, le Dow Jones a ainsi pris 50% entre ces deux points


Le marché ne fait jamais de cadeaux


Au regard du dernier sondage de la banque d’affaire Merrill Lynch les stratèges de Wall Street n’ont jamais été aussi négatifs sur les actions.

De vous à moi, je trouve cela troublant en effet, je vois mal un vrai marché baissier débuter à partir d’un tel niveau de pessimisme. Que nous subissions prochainement une belle correction (10%) est tout à fait probable dans les prochaines semaines mais, rien de plus à mon avis.


Par le passé on a pu constater que les analystes se trompaient régulièrement dans leurs prévisions, perceptions et anticipations du futur. Le fait qu’une fois de plus ils délaissent majoritairement les actions, niveau d’allocation au plus bas depuis 27 ans ! doit impérativement nous laisser en alerte.


Le marché n’a pas pour habitude de faire le moindre cadeau, beaucoup s’attendent à voir les cours plonger sur le court terme c’est possible mais pourquoi alors laisser sortir calmement les investisseurs, comme le montre l’indicateur de Merrill Lynch la majorité est déjà sortie des actions avant le début annoncé d’une baisse de grande ampleur, vraiment, j’ai de plus en plus de mal à y croire : un tel niveau de pessimisme devrait se voir en pleine tempête et non pas avant qu’elle ne débute. A méditer